Accroître l’autonomie alimentaire !

Pour les herbivores, on peut compter sur deux sources d’alimentation majeures : le pâturage et l’affourragement.


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Description

Accroître l’autonomie alimentaire !

L’accroissement de l’autonomie fourragère dans les exploitations passe par une bonne prévision des surfaces de pâturage et de fauche. L’utilisation de repères de surface par UGB constitue une aide précieuse pour décider de l’affectation des surfaces de son exploitation soit au pâturage soit à la constitution de stocks.

Selon la croissance de l’herbe

  • L’herbe pousse de manière irrégulière durant l’année. On découpe l’année en 3 périodes (printemps, été, automne) pour tenir compte de l’irrégularité de la pousse.
  • Durant ces 3 périodes, des repères de surface par animal sont définis (ares/UGB). Calculés selon la quantité consommée en 1 jour par l’animal et la quantité d’herbe poussée en 1 jour sur 1 ha, ils permettent de nourrir les animaux de manière autonome sans gaspillage de la ressource en herbe tant en quantité qu’en qualité. Ils permettent également à la prairie de repousser, de préserver son intégrité.
    • Au printemps la croissance d’herbe est élevée, les temps de repousse sont courts (moins de 21 jours pour du RGA par exemple).
    • En été, la croissance d’herbe est plus lente, d’où un chargement plus faible sur la surface qui permet des temps de repousses plus longs.
    • En fin d’été et automne, les temps de repousses doivent être inférieurs à 6 semaines pour que l’herbe soit de qualité. Une complémentation en fourrage stocké est souvent nécessaire (VL).

Selon les besoins des animaux

Selon la production des animaux, leurs besoins sont différents et il est nécessaire d’en tenir compte pour le coefficient UGB choisi. En conséquence la surface nécessaire par animal sera sensiblement différente selon l’espèce (vache, brebis), le gabarit (surtout en VA), le stade physiologique (suitée, tarie, croissance …) et le niveau de production (surtout en VL).

La valeur UGB d’une vache laitière dépend de sa production et du niveau de complémentation (Référentiel Auvergne)

 

Le chargement doit être adapté à la croissance de l’herbe, donc à la saison de pâturage (Référentiel Auvergne)

 

Des conseils pour réussir

Si l’accessibilité des surfaces pour les herbivores est pas ou peu limitante :

  • Caler le système de pâturage selon les effectifs et besoins.
  • Planifier dès l’hiver l’utilisation des surfaces pour établir une stratégie vis-à-vis des aléas climatiques.
  • Positionner dans le cycle d’exploitation prévu les surfaces à la fois fauchables et pâturables.
  • Définir avec précision, pour chaque saison (printemps, été, automne), le besoin en surface pâturée (ares/UGB).
  • En déduire la part de surface à faucher.
  • Définir les surfaces fourragères destinées exclusivement aux stocks : choix des cultures fourragères, complémentarité, productivité, mode de récolte et de conservation.

Si l’accessibilité des surfaces est insuffisante.

  • Calculer les besoins en stock d’herbe complémentaires (ensilage, foins…) et y affecter les surfaces nécessaires.

Le chargement doit être adapté à la fertilité de la prairie (ici exprimée par la proportion de graminées précoces) – exemple du printemps

 

 

« Avec l’agrandissement de l’exploitation et l’augmentation du troupeau de 60 à 80VL, on a changé l’utilisation des parcelles proches de la stabulation pour augmenter la période de pâturage. Heureusement qu’on a fait cette prévision en hiver car en fait cette planification nous a permis de voir les implications. Il a fallu changer la fertilisation des parcelles dorénavant pâturées, repenser le découpage des Ilots et positionner les points d’eau »

Gaec Faure Brugère (63)

« L’utilisation des repères de chargement nous a permis de voir l’incohérence de notre système fourrager. Ça fait des années qu’on refait les prairies très souvent car on a un chargement trop élevé pour notre secteur. Cette année, le chargement est moins élevé au printemps car on a plus de vaches taries. Du coup c’est moins surpâturé et je pense que les prairies vont mieux s’en sortir »

Gaec des Montagines (63)

 

Impacts pour la durabilité

  • L’herbe pâturée ingérée en quantité suffisante confère la plus forte autonomie alimentaire.
  • Une surface cohérente pour le troupeau, c’est moins d’entretien (broyage…) et moins de complémentation distribuée aux animaux.
  • L’autonomie alimentaire limite l’importation de protéines, coûteuse en énergie.
  • La valorisation de nos prairies par les troupeaux anime les paysages.
  • Plus d’agriculteurs tirent profit des surfaces, même celles qui sont peu mécanisables.
  • Des animaux nourris avec ce qui pousse sur la ferme donnent une meilleure image de l’élevage.

 

Quelques références

Additional information

Impact sur...

Economie, Production, Société

Action

Cultiver, Evaluer, Valoriser

Echelle

Exploitation, Territoire

Espèce

Bovin, Caprin, Equin, Ovin

Auteur

Jean Zapata (EDE 63)

Crédit photos

J. Zapata (EDE 63)

Numéro de fiche

2

Mise à jour

Mars 2018

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